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Les compressions fédérales affectent les agriculteurs

Les restrictions budgétaires au fédéral ont retardé l’arrivée des travailleurs agricoles étrangers cet été, compliquant la vie des cultivateurs. La Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME) veut sensibiliser Lire»

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Agriculteur: un métier à professionnaliser

Les conditions donnant droit à la reconnaissance du statut d’agriculteur et aux avantages fiscaux qui l’accompagnent doivent être resserrées, affirme le professeur d’économie agroalimentaire Michel Morisset. À son avis, il faut non Lire»

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Christian Lacasse se casse de la présidence de l’UPA

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La fin du monopole de la Commision Canadienne du Blé

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Les compressions fédérales affectent les agriculteurs

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Les restrictions budgétaires au fédéral ont retardé l’arrivée des travailleurs agricoles étrangers cet été, compliquant la vie des cultivateurs. La Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME) veut sensibiliser Ottawa à cette problématique afin d’éviter que les récoltes de 2013 ne soient en péril, a appris LesAffaires.com.

Dans les dernières années, le traitement d’une demande de permis de travail pouvait prendre 8 semaines, raconte René Mantha, directeur général de la FERME. Désormais, il faut prévoir 16 semaines. « On a perdu en flexibilité, déplore-t-il. Le gouvernement fédéral a réduit ses effectifs. Il y a moins de gens qui travaillent sur les dossiers d’immigration. En plus, il demande plus de papiers et plus de vérifications.»

Les cultivateurs aimeraient cependant avoir plus de flexibilité pour composer avec les aléas de mère Nature. « C’est très difficile à gérer, admet André Plante, directeur général de l’Association des jardiniers maraîchers du Québec (AJMQ). On doit estimer le moment où débuteront les récoltes. Les producteurs ne peuvent pas faire venir les travailleurs trop tôt, car ils ne peuvent pas les payer sans qu’il n’y ait de travail à accomplir. »

Avant les restrictions, les producteurs pouvaient devancer ou retarder l’arrivée des travailleurs, se souvient René Mantha. « Auparavant, l’employeur pouvait nous demander d’avoir les travailleurs le 15 juin. Mais, les travailleurs pouvaient arriver le 5 juin ou le 25 juin, selon les facteurs climatiques. Là, je dois vous dire qu’ils sont arrivés vers le 15 ou 20 juin cet été, même si la saison a commencé plus tôt.»

« Je ne peux pas blâmer les fonctionnaires, ajoute M. Mantha. Ils sont moins nombreux et les demandes augmentent. On leur demande plus de vérifications, plus de ci et plus de ça. En fin de compte, ça créer des délais. »

Pour la FERME, le recrutement de travailleurs étrangers a été particulièrement difficile au Guatemala, pays avec lequel le Canada n’a pas d’entente commerciale comme avec le Mexique. Les Guatémaltèques représentent 50% des 7 500 étrangers qui travailleront dans les champs cette année.

Le travail des cultivateurs s’en trouve compliqué en début de saison. Le printemps chaud a devancé l’arrivée des fraises. Les populaires fruits étaient prêts deux semaines plus tôt que prévu, raconte André Plante.

Heureusement, le pire a été évité cette année, rassure M. Plante. « Je n’ai pas eu vent de cas catastrophique. On a évité les pertes matérielles. »

Interpeller Ottawa

M. Mantha veut interpeller Ottawa pour éviter que des pertes surviennent l’année suivante, mais il laisse entendre que le gouvernement ne lui prête pas une oreille attentive. Le programme est géré conjointement par le ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences (RHDCC) et le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration (CIC).

M. Mantha a tenté de joindre la ministre des Ressources humaines, Diane Finley. «On nous a dit que son agenda était très chargé, affirme-t-il. Nous avons l’intention de revenir à la charge avec l’aide du Conseil du patronat du Québec d’ici la fin de l’été.

Du côté du cabinet de la ministre, on ne se souvient pas de l’appel de M. Mantha. Le personnel tente de trouver des notes liées à la communication avant de commenter, répond Amélie Villeneuve, porte-parole du RHDCC.

Mme Villeneuve devait nous transmettre la réponse des deux ministères impliqués dans le dossier. Du côté du RHDCC, on indique que les demandes d’ouverture de dossier au Québec sont traitées rapidement dans un délai de 48 heures à 5 jours. Pour le CIC, qui est responsable de délivrer les permis de travail des étrangers, Mme Villeneuve n’a pas été en mesure de nous transmettre une réponse au moment de mettre sous presse.

La presse

Agriculteur: un métier à professionnaliser

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Les conditions donnant droit à la reconnaissance du statut d’agriculteur et aux avantages fiscaux qui l’accompagnent doivent être resserrées, affirme le professeur d’économie agroalimentaire Michel Morisset. À son avis, il faut non seulement augmenter le montant minimal de productions mises en marché, mais aussi exiger une formation de niveau collégial ou universitaire pour professionnaliser le métier.

Dans une lettre publiée aujourd’hui sur le site Web du Soleil, le professeur de l’Université Laval prend prétexte de l’épisode «loufoque» de décembre 2011 au cours duquel le président de l’Union paysanne, Benoît Girouard, «menaçait de s’immoler sur l’autel du syndicalisme agricole et de gaiement braver la prison» en refusant de payer sa cotisation à l’Union des producteurs agricoles. Le ballon s’est dégonflé lorsque le ministère de l’Agriculture et l’Union des producteurs agricoles (UPA) ont indiqué qu’il ne bénéficiait finalement pas du statut de producteur agricole, n’ayant pas mis en marché pour au moins 5000 $ de produits.

Il est question ici de revenus bruts, soumet M. Morisset lors d’un entretien téléphonique, soit un montant particulièrement «insignifiant».

«Il y a peu ou pas de profession ou de métier où l’accès comporte si peu de contraintes que l’agriculture. Qu’est-ce que vendre pour 5000 dollars de produits alors que la majorité des professions exigent une formation collégiale ou universitaire, la participation à un ordre professionnel, ou encore l’acquisition d’un certificat de compétence à la suite d’une période d’apprentissage? Il faut bien avouer que presque n’importe qui peut se réclamer du statut d’agriculteur», argue-t-il.

À la clé, l’obtention de ce statut permet d’obtenir des remboursements de dépenses (taxes foncières, taxes sur l’essence), des subventions et des avantages fiscaux, souligne M. Morisset.

Les données du recensement de 2006 (les dernières disponibles) révèlent que 9000 exploitations agricoles, sur les 30 000 que comptait le Québec, avaient des ventes entre 5000 $ et 25 000 $. En moyenne, elles vendaient pour 10 200 $ et leurs dépenses dépassaient leurs ventes. Autrement dit, ce sont des «entrepreneurs fiscaux», laisse-t-il tomber.

Formation

En plus de ce montant qui devrait être rehaussé, l’auteur de Politiques et syndicalisme agricole au Québec plaide pour l’imposition d’une formation minimale de niveau collégial. Il est selon lui ironique de prétendre que le métier d’agriculteur est complexe et de ne pas exiger les compétences minimales pour y faire face, puisque les entrepreneurs les mieux formés sont aussi ceux qui sont les plus susceptibles de réussir.

Selon lui, une formation de niveau secondaire mène à un statut d’ouvrier agricole, pas de producteur.

Il ne s’agit pas de retirer du jour au lendemain leur statut à ceux qui le possèdent, mais de fixer un horizon qui pourrait être de cinq ans pour préparer la transition, suggère-t-il. Une telle modification aurait l’avantage de rehausser la valeur de la profession, ce qui ne pourrait être que bénéfique pour ceux qui la pratiquent sérieusement. À son avis, les consultations actuelles sur la future politique bioalimentaire sont l’occasion rêvée pour réfléchir à cette révision.

Doutes sur l’adoption d’une politique bioalimentaire

Le ministre de l’Agriculture Pierre Corbeil a beau clamer que «les sceptiques seront confondus», le professeur Michel Morisset, observateur aguerri de la scène agricole, ne croit absolument pas que le gouvernement pourra adopter sa politique bioalimentaire avant la fin de la session en cours, tel qu’il s’y est engagé.

La commission parlementaire sur l’agriculture a tenu la semaine dernière trois jours d’audiences sur le Livre vert pour une politique bioalimentaire. Il s’agissait de la deuxième séquence depuis le lancement des travaux, la première ayant eu lieu en septembre. Or, il reste environ 150 mémoires à entendre, aucune date de reprise n’a été avancée, et la commission a d’autres mandats en cours. «Les audiences ne sont pas finies, il y aura ensuite le rapport à rédiger, puis un projet de loi qui devra être soumis. C’est à mon avis irréaliste.»

Ce l’est d’autant plus qu’il est fort possible que des élections soient déclenchées au printemps, avance le spécialiste en économie agroalimentaire.

La Presse

Christian Lacasse se casse de la présidence de l’UPA

Christian Lacasse

« Après avoir pesé le pour et le contre, j’ai pris la décision de ne pas solliciter de troisième mandat », a confié Christian Lacasse à la Terre, en entrevue exclusive depuis Toronto.

08 novembre 2011

par Jean-Charles Gagné – Politique

Le président a précisé que ce ne fut pas une décision facile pour un leader comme lui qui a de fortes convictions et beaucoup de détermination. Surtout dans le contexte actuel où se dessine la future politique agricole avec le livre vert sur l’agriculture et ses enjeux. Il se retire donc après 30 ans d’implication au sein du syndicalisme agricole, dont près de 15 comme dirigeant provincial.

Devenir et demeurer président de l’UPA a constitué tout un défi pour M. Lacasse. Après une défaite crève-cœur par 11 voix contre Laurent Pellerin en 2005, il est retourné dans sa ferme. Deux ans plus tard, il accédait à la présidence par une majorité de 11 voix seulement, devenant le 13e président de l’UPA. En 2009, il a dû affronter le président de la Fédération des producteurs de lait du Québec, Marcel Groleau, qu’il a battu par neuf voix.
La décision de Christian Lacasse laisse le champ libre à Marcel Groleau, qui a soumis une nouvelle fois sa candidature à la présidence de l’organisme. Seul en lice au terme du processus électoral qui se terminait aujourd’hui, il accédera officiellement à la présidence à la fin novembre, à la clôture du congrès général de l’UPA.

Ne faisant face à aucune opposition, Pierre Lemieux et Denis Bilodeau verront leur mandat de 1er et 2e vice-présidents renouvelé.

Dans son édition du 10 novembre prochain, la Terre publiera une longue entrevue avec Christian Lacasse.

 

Lien vers le site de la Terre de chez nous : http://www.laterre.ca/politique/christian-lacasse-tire-sa-reverence-apres-quatre-a/

Les défis économiques des agriculteurs

Metro avale Marché Adonis

metro

 

Metro a finalement annoncé ce matin avoir fait l’acquisition de la majorité des parts des marchés d’alimentation Adonis et de son distributeur, Produits Phoenicia, confirmant ainsi la percée que l’épicier tentait de faire dans le segment des marchés dits “ethniques”.

En vertu de cette entente, Metro détient maintenant 55 % de Marché Adonis et de son distributeur Produits Phoenicia. Les fondateurs, les frères Jamil et Elie Cheaib, conservent une participation de 45 % et continueront de gérer les deux entreprises.

PLUS : Des Marchés Adonis ailleurs au Canada?

«Ce partenariat nous permettra de mieux répondre aux besoins des différentes communautés culturelles et augmenter nos parts de marché dans le secteur en croissance des aliments ethniques», a souligné Eric La Flèche, président et chef de la direction de Metro inc.

La transaction comprend les quatre magasins Adonis en activité, trois à Montréal et un à Laval, de même qu’un cinquième qui ouvrira ses portes d’ici la fin de 2011 au Quartier Dix30 de Brossard. Le partenariat inclut également Produits Phoenicia qui importe et distribue entre autres les produits exclusifs de marques Phoenicia et Cedar, et ses deux centres de distribution situés à Montréal et à Toronto.

Lapresse

La fin du monopole de la Commision Canadienne du Blé

CCB

 

La modernisation agricole

Nourrir 9 milliards d’humains

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Nourrir 9 milliards d’êtres humains, le défi qui attend notre planète en 2050, «c’est possible», à condition de faire évoluer les pratiques agricoles, mais aussi le contenu de nos assiettes et nos mauvaises habitudes de jeter la nourriture, prévient la présidente de l’INRA.Moins de gaspillage et moins de viande consommée au Nord, des rendements accrus au Sud: «L’agriculture qui nourrira 9 milliards d’habitants n’est pas la prolongation de l’agriculture d’aujourd’hui», indique à l’AFP Marion Guillou, à la tête de l’Institut national de recherche agronomique (INRA) depuis 2004.

Notre planète, qui franchira très bientôt le cap de 7 milliards d’habitants, en comptera sans doute 9 milliards dans 40 ans selon les projections onusiennes. Pourra-t-on nourrir tout le monde alors que, aujourd’hui, 925 millions de personnes sont déjà sous-alimentées ?

«Oui, c’est possible. Il n’y a pas de facteur bloquant, mais cela suppose de faire évoluer nos modèles d’alimentation et les modèles agricoles», reprend la présidente de l’INRA, qui détaille ces changements nécessaires dans un ouvrage co-écrit avec Gérard Matheron, président du CIRAD, un centre de recherche spécialisé sur les pays du Sud, à paraître le 22 septembre.

Les responsables des deux principaux instituts agronomiques français prolongent l’étude Agrimonde menée ces dernières années pour tenter d’esquisser le contour d’une agriculture capable de nourrir 9 milliards de bouches tout en répondant aux menaces pesant sur le climat et la biodiversité.

Le paradoxe, rappellent-ils, est que «le monde est aujourd’hui quantitativement en capacité de nourrir sa population avec une disponibilité globale de 3000 kilocalories par jour et par personne», soit la quantité jugée «satisfaisante» par l’Organisation pour l’agriculture et l’alimentation.

Le problème étant évidemment que cette quantité atteint 4000 kilocalories dans les pays industrialisés contre 2500 dans une grande partie du monde.

Avant de penser à produire plus, il faut donc penser à répartir mieux, soulignent-ils en substance, ce qui implique, dans les pays riches, de «réduire les consommations alimentaires excessives» et de lutter contre le gaspillage avec «environ un tiers de la nourriture perdu ou gaspillé aux stades de la transformation, de la distribution et de la consommation finale».

«Quand vous gaspillez, vous gaspillez aussi l’énergie, les intrants et le travail qu’il a fallu pour produire», rappelle Marion Guillou.

Au Sud, les efforts devront porter davantage sur une diminution des pertes en sortie de champ (pourrissement des produits, insectes) et sur l’amélioration des rendements par l’innovation, estime la présidente de l’INRA.

Des innovations concernant la technique -utilisation de lasers pour s’assurer de sols plats permettant d’optimiser l’irrigation- ou la controversée question des OGM: «Il n’y a pas de raison de refuser un outil sur une planète contrainte, mais on n’est pas des obsédés des OGM», assure-t-elle.

Une réduction de la consommation de viande permettrait aussi la mise en culture de prairies et pâturages permanents, avec un potentiel d’extension estimé à 1 million d’hectares, principalement en «Amérique du Sud, en Afrique et au nord de la Russie dans un contexte de changement climatique».

Cyberpresse, suggestion de J. Gadbois

Trois questions à Maurice Doyon

doyon

Le journal de la communauté universitaire ÉDITION DU 15 SEPTEMBRE 2011
Volume 47, numéro 3

Trois questions à Maurice Doyon sur les débats qui agitent actuellement le monde agricole québécois

Le monde agricole est en pleine ébullition. Pendant que les administrateurs de la Financière agricole répondent aux questions des députés, plusieurs organismes, comme l’Association générale des étudiants en agriculture, alimentation et consommation de l’Université Laval, déposent des mémoires à la Commission parlementaire de l’agriculture qui commencera ses audiences bientôt. Au cœur des discussions, le livre vert pour une politique bioalimentaire qui laisse Maurice Doyon, professeur au Département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation, plutôt sceptique.

Q  Que pensez-vous de la décision de la Financière agricole de resserrer radicalement son aide aux agriculteurs pour éponger son déficit de plus de 650 millions de dollars?

R  Le Québec était peut-être trop généreux pour certains producteurs, mais faut-il laisser tomber du jour au lendemain des gens qui ont joué selon les règles? Car si en théorie les programmes transitoires existent, en fait les agriculteurs n’y ont pas accès dans le champ. Cela touche surtout les producteurs bovins qui font faillite, les producteurs ovins, un peu moins les producteurs porcins. Je me demande si le gouvernement a bien mesuré les conséquences de telles mesures. Lorsqu’un producteur de bœuf fait faillite, il ne peut plus payer la banque ni ses fournisseurs, ce qui a de graves conséquences dans certains villages. Or leurs difficultés économiques ne sont sans doute que temporaires, car le prix du bœuf commence à monter. On risque donc d’assister au paradoxe suivant: la perte d’un grand nombre d’infrastructures de production au moment où le prix s’améliore. Il faut savoir que c’est d’abord le prix des céréales qui grimpe, donc les coûts des intrants pour les producteurs de bœuf qui font face à une période noire. La Financière agricole a justement décidé de couper son aide à ce moment difficile.

Q  Le livre vert sur la politique bioalimentaire va-t-il changer les choses?

R  Il est déjà trop tard pour plusieurs producteurs. Je ne crois pas de toute façon que la nouvelle politique fournisse des pistes très précises, contrairement à la consultation menée dans le secteur de la forêt. La Commission Coulombe, qui a donné le livre vert sur la forêt, a permis de produire une série d’études directrices sur l’avenir de cette industrie. Pensez, par exemple, à la décentralisation de la gestion de la forêt pour la rendre plus efficace. Les experts ont vraiment anticipé la forme qu’elle pourrait prendre concrètement. Les choses restent beaucoup plus floues en agriculture, même si la Commission Pronovost a elle aussi commandé beaucoup d’études. J’ai l’impression que le fait que l’industrie forestière soit beaucoup plus homogène que le secteur agricole lui a permis de prendre une direction précise et de la suivre. La taille des entreprises agricoles varie aussi énormément: la réalité d’un producteur de volaille est très différente de celle d’un éleveur d’agneaux dans l’est du Québec. Du coup, certains ont l’impression que la consultation sur le livre vert reprend l’exercice de la Commission Pronovost et qu’on n’avance pas.

Q  L’apparition récente d’un nouveau syndicat, l’Union des agriculteurs libres, bouleverse-t-elle la tradition du monopole syndical agricole québécois de l’Union des producteurs agricoles?

R  Il existait déjà l’Union paysanne, fondée en signe de contestation envers l’Union des producteurs agricoles, qui a déjà eu un nombre important de membres. Le nouveau syndicat qui vient d’apparaître semble encore à l’état très embryonnaire. Pour l’instant, il semble s’agir surtout d’un groupe d’acériculteurs qui a déployé beaucoup de moyens pour s’opposer à la mise en marché collective du sirop d’érable. Ils l’ont d’abord contestée de façon légale, puis ont tenté de se faire reconnaître comme Amérindiens. Maintenant ils semblent s’orienter vers un syndicat puisque les autres solutions n’ont pas fonctionné. Comme économiste, leur programme me semble assez flou, et surtout axé sur la contestation d’une partie du plan conjoint de vente collective du sirop d’érable. Cela ne paraît donc être qu’un autre moyen pour arriver à se faire exempter de la mise en marché collective, et non un véritable syndicat voulant représenter de très nombreuses idées.

Propos recueillis par Pascale Guéricolas

Emploi

Un poste d’agent d’information sur les marchés est ouvert à la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec à Longueuil

http://www.upa.qc.ca/fr/carrieres/liste_des_emplois.html